Politique

Samedi 7 octobre 2006

Hier, vendredi, Nicolas SARKOZY, Ministre de l'interieur, était en visite à Quimper.

Mis à part serrer des mains et caresser des cochons, rien de particulier à signaler. si ce n'est un candidat en pré campagne qui souhaite etre candidat au prochain bail quinquénale de l'Elysée.

A si...... Une remarque: il veut aimer, comme Jacques CHIRAC, les paysans. C'est nouveau...!

Pas encore candidat, mais fermement décidé à se lancer.

Il me reste une obervation, que je souhaite partager, dans ce spectacle médiatique: Et si Jacques CHIRAC se décidait à etre candidat lors de la prochaine élection présidentielle ?????

J'ai quelques difficultés à comprendre pourquoi, aujourd'hui, le clan CHIRAC ne bouge pas, et laisse sur un plateau la candidature d'un homme qui a déja trahis son  camp en soutenant la candidature d'Edouard Balladur en 1995.

A moins que, comme le disais François Goulard et un de ses amis député Villepiniste du Finistère , la consigne est d' appeller à voter pour Madame Royal.

Dans ce jeu des grands écarts, excusez moi, mais j'ai du mal à suivre....

Jacques CHIRAC s'exprimera au premier trimestre 2007.

J'attend de voir.

Par jocelyn JONCOUR
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Mardi 10 octobre 2006

Voilà que les maires des villes moyennes ( 10.000 à 20.000 hab.) rejette l'idée, initiée par l'UMP, de retarder les prochaines échéances municipales qui doivent avoir lieu en mars prochain.

Je considère qu'ils ont raison!

Pourquoi, des élections locales, importantes pour nos citoyens, devraient, sous prétexe d' élections Présidentielles ou législatives, passer au second degré???

Les Françaises et les Français, s' impatientent de s'exprimer.

Ou peux être que ces échéances restent accessoires pour l'autorité UMP???

Il est important que les échéance des cantonales et des municipales aient lieu aux dates prévus, c' est à dire en Mars prochain, dans 5 mois.

Il est évident que, pour certains candidats potentiels aux législatives, il ne faut surtout pas ratté la marche!!

A Guiclan , à Morlaix, comme ailleurs,.............

Mais cela, au moins, permet d' avoir quelques mois plus tard, des candidats, aux moins légitimes,  pour les législatives.

Affaires à suivre....

 L' UMP va encore décider!

Par jocelyn JONCOUR
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Lundi 26 mars 2007
Corinne Lepage : Il faut refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite
Corinne Lepage a choisi de soutenir François Bayrou car elle souhaite refonder une écologie politique au-delà de la gauche et de la droite. Elle le soutient également parce qu'il est le seul candidat à proposer une réforme profonde des institutions.

 

Corinne Lepage a réfuté le terme d’"écologiste libérale". La présidente de Cap 21 se place au dessus de la gauche et de la droite : elle est opposée à "une écologie gauchiste" car on a, selon elle, besoin de l’économie de marché et elle est tout autant opposée à "une écologie libérale" car elle estime qu’on a besoin de l’Etat. Corinne Lepage soutient aujourd’hui François Bayrou par choix politique. Elle a expliqué qu’elle était sur le point d’obtenir ses signatures pour se présenter à la présidentielle mais qu’elle a préféré se rallier à François Bayrou pour deux raisons : elle a estimé qu’il n’y avait aucune place pour les "petits candidats" dans cette élection. Elle a constaté que l’écologie est aujourd’hui en lambeaux car les Verts se sont recroquevillés sur leur électorat gauchiste. Corinne Lepage a appelé à une refondation de l’écologie politique au-delà de la droite et de la gauche. Deuxième raison de son soutien à François Bayrou : il est le seul candidat à proposer une transformation profonde des institutions. Elle est notamment favorable, comme lui, à un pouvoir judiciaire et des médias indépendants. Corinne Lepage est convaincue que cette réforme institutionnelle est indispensable pour avancer sur le plan environnemental. Elle a constaté que les Français avaient eu le sentiment que parce que tous les candidats avaient signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, tout le monde était devenu écologiste. Elle a distingué ceux pour qui, l’environnement vient en fin de programme et ceux comme elle, pour qui l’environnement est au cœur du débat et c’est l’impulsion du dynamisme du développement économique et du changement de nos institutions. François Bayrou est favorable à la création d’un vice-premier ministre chargé du développement durable comme le propose Nicolas Hulot, elle estime qu’il faut lier environnement, santé publique et consommation. Elle s’est ainsi étonnée que personne ne s’intéresse à la montée de certaines pathologies liées à l’environnement et des coûts qui en résultent. L’autre option qui n’a pas sa préférence, serait de lier le climat, l’environnement et le transport.
 
Corinne Lepage a aussi beaucoup de points de convergences avec François Bayrou sur les questions écologiques : ils sont d’accord pour instaurer un moratoire sur les OGM,  sur les objectifs d’un plan d’adaptation aux changements climatiques comme sur ceux d’une réduction des déchets ou encore pour rééquilibrer les crédits de recherche consacrés au nucléaire en faveur du développement des énergies renouvelables. Elle a souligné que François Bayrou consacrait tout un chapitre à l’environnement, dans son livre Projet d’espoir. « Il est convaincu que le nucléaire est une absolue nécessité » a déclaré Corinne Lepage. Pour elle, si la France ne peut pas s’en passer – 80% de notre électricité est d’origine nucléaire – ce n’est pas la solution à l’échelle de la planète et ce n’est pas une réponse aux changements climatiques. Il faut, selon elle, baisser à terme, notre part de production d’électricité d’origine nucléaire et augmenter celle des énergies renouvelables. "C’est une nécessité industrielle et économique plus qu’écologique" a insisté Corinne Lepage. La présidente de Cap 21 a pris l’exemple du futur EPR de Flamanville dans la Manche contre lequel elle a manifesté à Rennes samedi avec 40 000 personnes. Ce réacteur nucléaire de 3 e génération va, selon elle, coûter 3,5 milliards d’euros et l’installation ne va créer que 300 emplois : "On peut faire mieux et en particulier dans les énergies renouvelables" a déclaré Corinne Lepage. Elle a ainsi estimé que la décision d’installer un EPR était non seulement un choix économique mauvais mais aussi un choix technologique contestable : elle a fait valoir que la construction du premier EPR en Finlande posait quelques problèmes. Elle a également souligné que la France était aujourd’hui en surcapacité et vendait aujourd’hui son énergie nucléaire à l’étranger. La question de renouveler les centrales nucléaires ne se posera pas, selon elle, avant 2020. Corinne Lepage a surtout déploré que la France ne développe pas la filière des énergies renouvelables comme nos voisins allemands. Parce que nous sommes encore selon elle dans une politique du tout nucléaire, l’essentiel de nos investissements dan l’énergie portent sur le nucléaire.
 
Corinne Lepage a défendu une décentralisation énergétique et une autonomie énergétique des collectivités locales. A l’exemple de plusieurs villes dans le monde, elle souhaite que l’on développe une production locale d’énergie. Il s’agit selon elle, d’un système gagnant-gagnant car cela permettrait de développer des entreprises locales non délocalisables et cela garantirait notre approvisionnement. Elle est convaincue que la cogénération* mixée avec de l’éolien et du solaire est porteuse d’avenir. Sans évidemment exclure le nucléaire. Elle a enfin fait valoir que le développement des énergies renouvelables crée de nouveaux métiers et est donc créateur d’emplois.
  
*La cogénération consiste à produire en même temps et dans la même installation de l’énergie thermique (chaleur) et de l’énergie mécanique. L’énergie thermique est utilisée pour le chauffage et la production d’eau chaude à l’aide d’un échangeur. L’énergie mécanique est transformée en énergie électrique grâce à un alternateur. Elle est ensuite revendue à EDF ou consommée par l’installation. L’énergie utilisée pour faire fonctionner des installations de cogénération peut être le gaz naturel, le fioul ou toute forme d’énergie locale (géothermie, biomasse) ou liée à la valorisation des déchets (incinération des ordures ménagères…). Cette source d’énergie fait fonctionner une turbine ou un moteur.
Par jocelyn JONCOUR
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Mercredi 28 mars 2007
François Bayrou à Rennes : "l’artisanat est une chance extraordinaire !"


Mardi 27 mars, François Bayrou s’est rendu en Bretagne : dans les côtes d’Armor, puis en Ille-et-Vilaine, à Rennes où il a tenu une réunion publique devant plus de 6000 personnes. Il a exprimé avec force sa volonté de mettre fin "aux deux monopoles qui ont gouverné depuis 25 ans", pointant la "collusion avérée" entre les candidats du PS et de l’UMP.

Arrivé en début d’après-midi à Saint-Brieuc sous un beau soleil breton, François Bayrou est accueilli par le Maire Bruno Joncour et les Sénateurs de la région Jo Kerguéris et Philippe Nogrix.
Il se rend d’emblée au Centre de formation par alternance de la Chambre des métiers de Ploufragan où l’attendent, impatients, de nombreux apprentis. L’accueil est particulièrement chaleureux, et la curiosité des jeunes est encore plus vive lorsqu’ils découvrent que François Bayrou est accompagné de l’acteur Vincent Lindon venu lui apporter un soutien amical.
Après une visite des ateliers des métiers de bouche - boulangerie, pâtisserie et boucherie… - le candidat béarnais découvre les locaux modernes et particulièrement bien équipés de l’Institut Supérieur des Techniques Automobiles (ISTA). Cet institut dispense des formations à la pointe des nouvelles technologies pour toute l’industrie automobile.
François Bayrou tient à souligner la qualité et la réussite de ces formations qui donnent assurément un emploi aux jeunes à la sortie de leurs études : "l’artisanat est une chance extraordinaire !"

A Rennes, François Bayrou se rend place de la Mairie, au cœur du centre historique de la capitale bretonne, où, sur les terrasses des cafés, on profite des derniers rayons de soleil de cette journée printanière. Dans une brasserie de la place, il retrouve François Goulard, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur et maire de Vannes, pour une rencontre avec la presse locale.

La journée se termine par une réunion publique rassemblant plus de 6000 personnes au Parc des expositions.
L’occasion pour François Goulard d’exprimer un soutien appuyé au candidat dont "le programme est le plus crédible" et "la démarche politique est la plus moderne".
Vincent Lindon a également souhaité exprimer quelques mots de sympathie : "je connais François depuis quelques mois, il me rassure, il est cultivé, a un grand cœur, il sait écouter, il me fait penser à un papa ou un grand frère".
 
Par jocelyn JONCOUR
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Mercredi 28 mars 2007
Le centre, la droite et moi

Lien video à placer dans votre site :
François Bayrou raconte la naissance de l’UMP. Pour le candidat à la présidentielle, vouloir réunir dans un même parti, la droite et le centre comme si c’était le même électorat, c’est ne rien connaître de l’Histoire de France. François Bayrou reproche aux architectes de l’UMP d’avoir voulu créer un système politique à l’Américaine. Un sytème où il n’y aurait plus que deux grands partis qui font semblant de s’opposer. En réalité, ils défendent les mêmes intérêts. Aux Etats-Unis, l’argent nécessaire pour mener une campagne électorale tient les deux principaux partis. François Bayrou a estimé qu’il était de son devoir de résister et il est allé le dire devant 7000 personnes lors du fameux meeting de Toulouse de février 2002.

 

"Que quelqu’un puisse croire qu’on peut prendre les grandes familles politiques françaises, du centre français et de la droite française, il faut vraiment ne rien connaître à l’Histoire pour penser que ces familles, c’est la même chose, c’est le même électorat. Ducon. C’est le même électorat parce que personne ne défend des idées. Qu’on puisse les mettre ensemble autour de Jacques Chirac, et de [Jérôme] Monod, [Alain] Juppé et [Philippe] Douste-Blazy, et les faire disparaître par une manœuvre absolument concertée et dont même à Toulouse, je ne voyais pas quelle était la mécanique, je n’avais pas tout vu mais j’avais vu l’inspiration. Et que d’un coup de baguette magique, tout ça va être réglé, c’était pour moi de l’ordre du combat… C’était Galilée. Comme l’univers entier perd la boussole, au fond, il vous revient de dire : "Mais pas du tout, le Nord n’est pas là, il est là !". C’est la défense de la plus élémentaire vérité sur laquelle repose la démocratie. Derrière tout cela, il y a au fond l’idée que c’est l’Amérique qui a raison. On va faire deux partis, mon pote. On fera comme s’ils s’étaient opposés. Mais en réalité ils représenteront les mêmes intérêts. La même sécurité pour un certain nombre de puissances qui tiendront tout. Parce que c’est pas mal aussi quand l’argent tient les deux. Ce qui est la vie politique américaine : elle repose sur le nombre de dizaines de millions de dollars que vous êtes capable de récupérer, donc il faut bien être copain avec les détenteurs des millions de dollars. Alors on va faire le système américain en France : un parti qu’on appellera socialiste et un parti qu’on appellera UMP mais en réalité les mêmes relations. Avec les mêmes candidats identiquement construits médiatiquement. Ce qu’ils disent n’a plus d’importance parce qu’au fond ils disent la même chose. Alors vous faites ça et vous allez imposer ça à la France, avec l’Histoire de la France, avec les vicissitudes de la France, avec les cicatrices de la France. Eh bien, il était de mon devoir, aussi faible que j’ai été à cette époque-là - et Dieu sait que ça a été dur parce qu’au moment où cela se produit je suis entre 2 et 3 dans les sondages en février 2002 - mais simplement il faut pouvoir se regarder dans une glace. Donc je décide tout seul - parce que mes proches et mes amis ne sont pas enthousiasmés par cette idée - mais je décide parce que je ne peux pas faire autrement que j’irai à Toulouse puisqu’ils avaient invité tout le monde et que je leur dirai ce que j’avais à leur dire. Donc j’y suis allé dans une grande ambiance de Corrida avec 7000 personnes en face de moi d’un avis et défendant tout seul l’autre avis, pour leur dire ce que je n’ai jamais cessé de penser : "Vous dites qu’on pense tous la même chose mais si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien". Précisément la démocratie c’est qu’on ne pense pas tous la même chose, il est sain qu’on essaie d’accorder les avis différents, les convictions différentes. Je suis allé plus loin depuis cette époque... Un pays a besoin de tout le monde ! La France a besoin des valeurs de gauche parce qu’elles sont des valeurs républicaines, respectables et importantes. Par exemple, il y a beaucoup d’enseignants qui ont ces valeurs-là, ils méritent qu’on les écoute et qu’on les entende. La France a besoin des valeurs de droite. Les gens qui disent que le mérite, l’ordre et la sécurité, c’est important… Ils ont raison. La France a besoin des valeurs du centre : de la tolérance et d’équité. La France ne pourra s’en sortir que si tous ceux-là son reconnus et se sentent bien dans l’effort national".
Par jocelyn JONCOUR
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Lundi 2 avril 2007

 

Le dernier livre de François Bayrou, déjà tiré à près de 100 000 exemplaires, n’est pas un catalogue de promesses électorales mais une vision pour la France et la présentation du projet que nous voulons pour mieux vivre ensemble.

Il nous rappelle l’incroyable aventure humaine que nous vivons et nous propose des réformes concrètes et réalisables, notamment en matière d’emploi avec la création de deux emplois sans charge (sauf 10% pour les cotisations retraite) pendant 5 ans pour toutes les entreprises ou en matière d’éducation.

En garantissant à tous les élèves la capacité de savoir lire et écrire  à l’entrée de la 6ème, en maintenant la carte scolaire avec la création de « classes d’excellence », nous donnerons un autre visage à l’école de la République Il faudra rassembler toutes nos forces pour redresser la France, et ce projet d’espoir nous en montre le chemin.

Par jocelyn JONCOUR
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Lundi 2 avril 2007
Jean-Christophe Lagarde : "Tout change le 22 au soir !"



Jean-Christophe Lagarde était l'invité de l'émission de Radio Monte-Carlo, Les Grandes Gueules. L'occasion de revenir sur la suppression de l'ENA. Ces élites qui s'auto-entretiennent. L'oxygène dont le système a besoin. La légitimité de la candidature de François Bayrou. Commenter les sondages dont plus personne ne fait grand cas. De parler aux auditeur de RMC de la dette qui nous menace. Du projet alternatif de François Bayrou. Une heure d'interview coup de poing !

La suppression de l'Ecole nationale d'administration est pour Jean-Christophe Lagarde une nécessité. François Bayrou l'a évoquée alors qu'il était en voyage en Outre-Mer. C'est une école ù l'on trie les élèves à vingt ans et qui deviennent une caste. Ils se voient entre eux, se reproduisent entre eux. Dominique de Villepin, Ségolène Royal, François Hollande sont sortis de l'Ecole nationale d'administration. Ces gens sont destinés à diriger le pays. Mais pourquoi seulement eux, se demande le député de la Seine-Saint-Denis. François Bayrou veut remplacer cette école par une autre sorte d'école qui ne serait consacrée qu'au services publics. Par ailleurs, une question se pose en annexe de la suppression de l'Ecole nationale d'administration, c'est l'âge limite de participation aux concours de la fonction publique. Pourquoi au-dessus de quarante-cinq ans deviendrait-on inadmissible ? On a bien plus besoin d'expérience dans les postes à responsabilités que dans tous les autres, affirme-t-il.

L'Ecole nationale d'administration reste aujourd'hui une affaire de « caste ». Dix mille personnes en France qui se partagent le pouvoir. François Bayrou martèle depuis plus de deux ans maintenant que l'on ne peut plus continuer de la sorte. Effectivement, quand des personnes sorties de cette école consacrent dix ans de leur vie au service de l'Etat, dix années à se construire un beau carnet d'adresses, elles vont aussitôt le vendre dans le secteur privé. C'est ce que l'on appelle le pantouflage. Il est temps d'y mettre fin. De plus, comment ne pas soupçonner ceux qui dirigent l'Etat de collusion avec les dirigeants des grandes entreprises quand ils proviennent des mêmes milieux, des mêmes castes.
Les énarques devraient être à la disposition des hommes politiques. C'est de leur expertise sur des dossiers que nous avons besoin. Mais à la fin des fins, c'est le politique qui tranche, pas le technicien. Et l'idée de faire venir des gens du secteur privé dans les administrations sans qu'ils aient à passer un concours pourrait aussi être à étudier. Cela implique évidemment un changement des mentalités que seule l'élection de François Bayrou pourrait provoquer. Ces gens pensent tous trop la même chose. Il faut de la diversité. Oxygéner la société française.
Dans chaque école, sur tout le territoire, l'on doit appliquer des parcours d'excellence. On doit veiller aux élèves qui s'engagent dans une stratégie de réussite. Autrefois, les maîtres repéraient ces enfants doués et bien souvent les poussaient vers chaque strate de réussite. Il faut en revenir à ces filières d'excellence, dans les petits villages et en banlieues. Les meilleurs, partout en France, doivent pouvoir réussir. L'Ecole nationale d'administration personnifie le contraire de cet idéal républicain.
Quant aux sondages, le maire de Drancy conseille à ses interlocuteurs de lire ou relire l'article du Canard enchaîné. Les sondages, explique-t-il, sont commandés pour faire vendre du papier, monter les audiences des chaînes de radio ou de télévision. Les seuls sondages qui intéresse Jean-Christophe Lagarde sont ceux qui permettent de mesurer sur le terrain, à chaque réunion publique, l'intérêt de la population française. Chaque parlementaire qui va au contact de la population pourrait rapporter le même engouement. Aujourd'hui, Jean-Christophe Lagarde préfère s'en tenir aux milliers de contacts qu'il aura pu nouer durant toute cette aventure électorale.
La dette, le sujet principal de François Bayrou dans cette campagne, est depuis quelques jours balayée au profit de sujets qui masquent la réalité du gouffre économique français, veut réaffirmer Jean-Christophe Lagarde. Nous en sommes à deux pour cent de croissance, qui ne nous suffit pas pour créer une dynamique positive de création d'emploi. Il souhaiterait que l'on pense un peu plus à nos enfants et nos petits-enfants qui auront à supporter ce poids incroyable d'une dette de près de deux mille milliards d'euros si l'on accumule les déficits sociaux et la dette structurelle de la France. Notre économie ne se portera que d'autant plus mal si on continue à exonérer de charges à soixante dix pour cent les seules entreprises du CAC 40.
C'est pour cette raison que François Bayrou propose de supprimer les niches fiscales. Les strates administratives successives, par exemple le département et la région, doivent fusionner afin de pratiquer des économies d'échelle. Jean-Christophe Lagarde s'étonne aussi de petites dépenses par-ci, par-là qui grèvent le budget général de la France, comme la multiplication des canaux linguistiques d'une chaîne de télévision récemment créée. Toutes ces propositions figureront dans le projet distribué à quinze millions d'exemplaires dans toute la France. Il sera aussi disponible en format PDF sur le site www.bayrou.fr en téléchargement.
Parmi ces mesures, bien évidemment les deux emplois sans charge pendant cinq ans, sauf dix pour cent pour le financement des retraites. L'artisanat le réclame depuis belle lurette, selon le député-maire de Drancy. Évidemment que François Bayrou n'a pas de baguette magique. Mais la France est comme un jumbo-jet, dit-il. Il plonge. Avant de le faire remonter, on doit le stabiliser. Il remontera ensuite. Cela se fera avec des personnes venant de tous horizons, qui ne peuvent encore se découvrir.
Le journal Le Monde a peut-être oublié en titrant sur l'effet-Bayrou passé, que les Français votent, qu'ils sont les maîtres de l'élection. Les médias font tout pour que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se retrouvent au deuxième tour, pour continuer comme avant, la bonne vieille bipolarisation. Jean-Christophe Lagarde tient à saluer le ralliement de Gilles de Robien, ex-ministre de l'Education nationale à Nicolas Sarkozy. Il ne s'était de toute manière jamais rangé derrière François Bayrou et lui avait préféré Dominique de Villepin. Comme Jean-Louis Borloo qui écrit un livre pour dire qu'il n'est pas d'accord avec l'ex-ministre de l'intérieur et se rallier à lui quelques jours plus tard, sans doute en négociant un poste de premier Ministre. Ce n'est pas cette conception-là de la politique que se fait Jean-Christophe Lagarde. Il sait qu'il peut perdre son poste de député, mais il suivra François Bayrou jusqu'au bout.
Parce que ce que propose François Bayrou, ce n'est pas de changer d'acteurs, mais de changer le film. Aujourd'hui, les gaullistes-sociaux, les sociaux-démocrates sont prêts à travailler ensemble. Pour peu qu'ils acceptent le projet de François Bayrou, conclut Jean-Christophe Lagarde, la majorité à l'Assemblée nationale en cas de victoire de François Bayrou, est assurée.
RMC Info

Jean-Christophe Lagarde dans l'équipe de François Bayrou
Par jocelyn JONCOUR
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Mercredi 4 avril 2007
PREMIERE EVALUATION PAR L'INSEE DES COMPTES NATIONAUX 2006
Les Finances Publiques demeurent très dégradées
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La première évaluation par l’INSEE des comptes nationaux 2006 de la France conforte l’analyse de François BAYROU sur la forte dégradation des Finances Publiques et sur la nécessité de faire de la lutte contre la dette une priorité absolue. L’évaluation de l’INSEE est de nature à démonter l’autosatisfaction gouvernementale en la matière.
1. les prélèvements obligatoires continuent de s’aggraver comme les deux années précédentes (2003 : 42,9% ; 2004 : 43,2% ; 2005 : 43,8% et 2006 : 44,4%). Il y a donc globalement une hausse continue des prélèvements obligatoires et non une baisse comme promis chaque année par le Gouvernement.
2. La baisse des déficits publics n’est pas due à une maîtrise des dépenses publiques mais à une hausse des prélèvements obligatoires :
• en 2006, la réduction des déficits publics de 3,0% en 2005 à 2,5% en 2006 soit d’un demi point de PIB est inférieur à la hausse de 0,6 point de PIB des prélèvements obligatoires.
• entre 2003 et 2006, la baisse de 1,6 points du PIB des déficits publics est, pour sa quasi-totalité, liée à la hausse des prélèvements obligatoires dont la hausse de 1,5 point des prélèvements obligatoires
• le niveau de la dépense publique en 2006 (53,5% du PIB) n’est qu’à peine inférieur à celui de 2005 (53,7%) et est toujours supérieur à celui de 2003 (53,3%).
3. Globalement la dette publique continue à s’accroître : 1 142 milliards à fin 2006 contre 1 137 milliards à fin 2005. La légère baisse de la dette de l’Etat (884 Milliards à fin 2006 contre 886 milliards à fin 2005),n’est pas due à une réduction forte du déficit de l’Etat, mais à 16,4 milliards de cessions d’actifs dont plus des trois quart concernant le bradage des Sociétés d’autoroute, et à 25,1 milliards d’opérations de trésorerie et à 1,4 milliards de reprise des actifs du Fonds de Garantie de l’Accession Sociale à la propriété ; en l’absence de ces opérations, la dette de l’Etat se serait accrue de 41 milliards d’Euros soit de +4,7% !
Dans son programme présidentiel, François Bayrou équilibre par 21 milliards d’économies, les 21 milliards d’euros de dépenses nouvelles nettes qu’il propose. C’est unique et salutaire dans cette campagne où les autres candidats multiplient les promesses intenables : plus de 60 milliards d’euros chacun de dépenses non financées.
Par jocelyn JONCOUR
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