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Mercredi 19 décembre 2007

Tout sur le congrès du MODEM

Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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Mercredi 19 décembre 2007

Municipales 2008

Actualité des investitures du MODEM pour les municipales et les cantonales en direct.

Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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Mercredi 19 décembre 2007

Bayrou, le funambule messianique

Par Alain Duhamel

François Bayrou termine l’année 2007 comme il l’a commencée : sous-estimé. La presse ne se lasse pas de tenir la chronique des abandons successifs de ses lieutenants et de la plupart des notables venus de l’UDF, ceux qui ont rallié Nicolas Sarkozy avant le premier tour de l’élection présidentielle, ceux qui l’ont rejoint entre les deux tours, ceux qui se sont laissés séduire par les sirènes de l’ouverture au lendemain des élections législatives, ceux qui se laissent courtiser à l’approche des élections municipales. Le Béarnais est à coup sûr le leader politique le plus lâché par ses amis. Les médias audiovisuels, eux, l’ignorent de nouveau avec constance. Ils sont suspendus aux basques de Nicolas Sarkozy, ils s’arrachent Ségolène Royal, ils oublient sans hésitation le président du Modem. François Bayrou avait envisagé d’observer une année de silence après la victoire de Nicolas Sarkozy. C’était inutile, les médias s’en chargent. Depuis le 6 mai, Bayrou n’existe plus à la télévision. La presse sérieuse l’enterre, les médias de masse l’ignorent. Bayrou a disparu.

Et pourtant, il survit. Les élections municipales vont certes constituer de nouveau une rude épreuve pour le président fondateur du Modem. On constatera que la plupart des grosses mairies détenues par l’UDF s’ancrent dans le giron de la majorité. Le Modem présentera bien au premier tour le plus grand nombre possible de listes indépendantes, mais au second tour il devra renoncer ou s’allier, dans la plupart des cas, avec la droite, plus rarement avec la gauche, mais toujours avec déchirement et mauvaise conscience. Pour un nouveau parti, comme veut l’être le Modem, les élections municipales sont les plus difficiles de toutes. Pour une formation centriste qui veut devenir centrale, l’épreuve tourne au cauchemar. La seule espérance sérieuse de François Bayrou est de l’emporter lui-même à Pau. Pour le reste, il est condamné d’avance à brouiller son image, faute de ligne unique, et à présenter un bilan calamiteux le 16 mars, soir du second tour des élections locales. Le 17 au matin, il apparaîtra plus esseulé que jamais. Il en faudrait cependant plus pour le décourager et pour l’abattre. François Bayrou croit en lui-même avec cette ferveur quasi religieuse qui le caractérise et qu’il partage d’ailleurs, ce n’est pas un hasard, avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Le président du Modem a toujours cru en son étoile et à une sorte de prédestination présidentielle. Ce n’est pas seulement de l’ambition ou de la passion mais un sentiment étrange, aux limites du mystique et du politique. On peut en rire - cela vaut aussi pour ses deux rivaux - mais pas l’ignorer puisque c’est justement ce qui lui donne la force de supporter les lâchages successifs et d’aborder sans crainte une inéluctable traversée du désert de quatre ans. Son caractère très personnel - orgueil et égotisme - contribue naturellement à éclaircir les rangs autour de lui, mais les Béarnais ont toujours été pauvres, minoritaires, durs au mal, entreprenants, individualistes et fiers. Bayrou est un vrai Béarnais.

Il possède d’ailleurs plus d’atouts qu’on ne lui en reconnaît généralement. Six mois après l’élection présidentielle, il conserve une popularité enviable qui le maintient dans le trio de tête des politiques les plus appréciés. Avec le Modem, il dispose d’un parti de militants, indispensable pour l’élection présidentielle. Durant la campagne 2006-2007, et surtout entre janvier et avril dernier, il a été le candidat dont la marge de progression fût la plus spectaculaire. Il a obtenu des scores brillants chez les jeunes, chez les enseignants, dans les professions de santé et chez ceux qui ont fait des études supérieures. Il a certes profité des craintes inspirées par Nicolas Sarkozy en raison de ses choix et par Ségolène Royal en raison de son flou.

Il n’a pas hésité lui-même, comme ses deux concurrents, à recourir aux armes du populisme et de l’imprécation artificielle. Ce lecteur de Pascal n’a pas mené une campagne janséniste. Il n’en a pas moins acquis, durablement, une stature de présidentiable et une image d’indépendance. Il a critiqué Nicolas Sarkozy aussi férocement que méthodiquement, et il continue à le faire. Son principal adversaire réside décidément au palais de l’Elysée. Il n’a pas ménagé non plus Ségolène Royal et a refusé catégoriquement toute alliance avec elle, à commencer par le poste de Premier ministre qu’elle lui offrait entre les deux tours dans des conditions rocambolesques. En fait, son pari est que le Parti socialiste ne parviendra pas à se rénover, qu’il lui faut donc apparaître comme l’opposant le plus efficace à Nicolas Sarkozy afin de devancer en 2012 le ou la candidate du PS, puis d’attirer ses voix pour battre Nicolas Sarkozy. Une stratégie téméraire mais pas totalement chimérique.

Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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Vendredi 30 novembre 2007
François Bayrou :"Quand je pense la France, je dis : société de justice croissante, société de responsabilité partagée, société de partenariat."

 
Dans une longue interview donnée au Nouvel Observateur, daté du jeudi 29 novembre, François Bayrou détaille son projet de socièté et plaide pour une "société de justice croissante, société de responsabilité partagée, société de partenariat." Il livre aussi son analyse sur la persistance de "la collusion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques", sur le pouvoir d'achat, les institutions ou encore le socialisme.
Interview de F.Bayrou dans le Nouvel Observateur daté du jeudi 29 novembre

Le Nouvel Observateur. – Plus de six mois après la présidentielle, que reste-t-il de vos ambitions ?

François Bayrou. – Il ne s’agit pas d’ambitions, mais de détermination. Les Français cherchent un choix politique nouveau, une alternative réaliste et humaniste. Et ce choix politique leur est pour l’instant refusé.  Je veux construire ce choix nouveau. À la fois un projet de société et un système de valeurs. Au fond, je n’ai cessé d’être frappé – aujourd’hui encore et j’allais dire plus que jamais – par le fait que les deux propositions politiques qui tiennent le haut du pavé et qui verrouillent le régime sont inadaptées aux attentes de nos concitoyens et aux intérêts de la France.

N.O.- Toujours votre dénonciation du duopole UMP-PS!

F.Bayrou. Si ce duopole faisait émerger des idées justes, je m’y inscrirais. Mais les deux idéologies sont régressives.

N.O.- Pourquoi?
F.Bayrou. – Nicolas Sarkozy, pour le première fois dans l’histoire de la République, a conduit la droite française à faire un choix de société qu’elle avait toujours refusé : la glorification du modèle de société américain, celui qui domine actuellement la mondialisation. L’argent-roi, la notoriété comme fausse valeur, les citoyens regardés seulement comme des cibles de communication. Si l’on y ajoute la super-concentration des pouvoirs, on obtient là encore un retour en arrière, la vision d’une France où tout se règle au sommet, à Paris, à l’Elysée. Régression. Enfin l’alignement de la France sur Washington, version Bush tourne la page sur l’indépendance de la France, garante de l’indépendance de l’Europe.

N.O.-  Cette critique du sarkozysme n’est–elle pas aussi celle de la gauche?

F.Bayrou. Beaucoup de Français, en leur for intérieur, partagent ces craintes. Les gaullistes, par exemple. Ils le savent, mais ne l’expriment pas.  Les réponses de la gauche et plus particulièrement du PS, ne sont pas davantage adaptées puisqu’elles découlent toutes de l’idée que la résolution des problèmes du pays, de la société, passe d’abord, avant tout et toujours par l’État. Et cela n’est ni vrai, ni juste, ni possible. L’État ne peut régir dans tous les aspects de sa vie un pays moderne, et le pourrait-il qu’il n’en a plus les moyens.

N.O.-  Mais qui vous dit que ces deux propositions politiques dominantes ne répondent pas aux aspirations profondes des Français?

F.Bayrou.- Près de 20 % des Français ont dit lors du premier tour de l’élection présidentielle qu’ils attendaient un autre choix. De plus en plus nombreux, ils formeront un courant démocrate, nouveau, fort, cohérent et demain j’espère, majoritaire. On ne fera pas adopter à la France républicaine, avec son aspiration à l’égalité réelle, le modèle d’inégalité croissante qui domine le monde. Songez qu’aux Etats-Unis, depuis dix ans, tout le pouvoir d’achat supplémentaire est intégralement capté par le haut de la pyramide sociale. Et dans le même pays, par l’effet de la pression migratoire, le prix du travail réel a baissé pendant le même période. Je ne crois pas davantage que la France puisse avoir comme seul moteur de sa grandeur le besoin d’enrichissement individuel. Je connais les forces vives de notre pays, je connais les enseignants, les chercheurs, les créateurs culturels. Ce modèle-là, ils ne l’accepteront pas. Et personne ne s’en remettra plus à l’État tout puissant ! Quand je pense la France, je dis : société de justice croissante, société de responsabilité partagée, société de partenariat. Tout cela dessine un modèle alternatif et crédible.

N.O.- Depuis six mois, vous avez eu le temps d’observer et de réfléchir. Rien n’est venu troubler ou affiner votre diagnostic de la campagne présidentielle?

F.Bayrou.- Pour l’essentiel, je crois que le diagnostic était juste. Un pouvoir politique, quel qu’il soit, se caractérise par son système de valeurs. Or je conteste celui qui s’est installé le 6 mai dernier avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Cela ne signifie pas que ponctuellement – ou accidentellement ! –  il n’y ait pas eu telle décision ou telle action que j’approuve. Mais l’essentiel n’est pas là. C’est le modèle de société vers lequel il nous conduit qui est en cause. Je le craignais lorsque j’ai refusé d’appeler à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle. C’est pourquoi j’ai pris le risque de le dire, comme un acte fondateur.

N.O.- Pour vous, aucune surprise donc aucun regret?
F.Bayrou. – S’il y a surprise, elle est dans l’excès d’un certain nombre de dérives. J’avais analysé par exemple la collusion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques dont Nicolas Sarkozy me semblait être l’organisateur ou l’instrument. J’avoue que, pour autant, je n’avais pas imaginé la nuit du Fouquet’s, le yacht de Bolloré, le jeu de chaises musicales qui organise dans les médias, depuis quelques mois, la main mise d’un réseau de connivences sur une grande part de l’information.

N.O.- Naïveté?
F.Bayrou. Lucidité au contraire. Mais on croit toujours que ces logiques pourront être stoppées…

N.O.- Est-ce durable?

F.Bayrou. Un peuple, c’est une histoire, une mémoire, un inconscient. Cela ne se résume pas à des images que l’on zappe dans un poste de télévision. On croit les Français blasés ou indifférents et puis, on découvre un jour qu’ils ont tout observé, tout analysé, tout retenu. Pour l’instant, tout cela s’accumule et sédimente. Et puis un jour ce peuple, notre peuple, s’éveillera.


N.O.- C’est votre pronostic ? À quel terme ?

F.Bayrou. – En politique comme dans la vie, c’est toujours plus long qu’on ne l’espère et plus court qu’on ne le craint.


N.O – Grèves, manifestations en tout genre, montée du mécontentement : les évènement de ces deniers jours sont-ils annonciateurs d’une crise plus forte?

F.Bayrou. – Les promesses mirobolantes du printemps ne sont pas au rendez-vous de l’automne et ne pouvaient pas y être. C’est aussi simple que ça. Le pouvoir d’achat régresse, la croissance est aux abonnés absents, les déficits se creusent. Il y a dans notre pays un malaise qui chemine à bas bruit et qui trouvera sa vraie portée lorsque les Français découvriront qu’après avoir laissé filer la dette, le pouvoir va être contraint de serrer brutalement la ceinture.

N.O.-  Vous ne croyez pas à la capacité du PS de capitaliser cette colère?

F.Bayrou. – Le PS, c’est un remarquable réseau d’élus qu’il faut savoir respecter. Mais ce n’est plus un espoir pour personne. Qui croit encore que le socialisme, au sens propre du mot, soit la solution aux difficultés que traverse la France? Qui imagine qu’on puisse relever notre pays dans une démarche à la fois étatique et collective ? Les trois quarts des dirigeants  du PS ne sont plus socialistes et c’est bien là leur drame. Ils récitent un catéchisme qu’ils savent hors d’âge. S’ils osaient dire ce qu’ils pensent vraiment, on aurait bien des surprises. Les fractures idéologiques s’effacent. Beaucoup de leurs électeurs, en tout cas, l’ont parfaitement compris et ce n’est qu’un début.

N.O.-  Reste qu’individuellement, ce n’est pas votre parti, le Modem qui attire les ralliements. Beaucoup de vos amis sont restés dans l’orbite de l’UMP et manifestement ce n’est pas terminé. Il suffit de voir le ralliement de Cavada…

F.Bayrou.- Les hommes sont fascinés par le pouvoir, celui qu’on leur donne, ou celui qu’on leur fait miroiter. C’est une faiblesse de plus en plus répandue, on l’a vu ces derniers mois dans nos rangs aussi bien que dans ceux du PS. Il serait pourtant vain de s’arrêter à cette cause superficielle. On croit que c’est le vent qui fait tomber les branches. On se trompe. Les branches tombent parce qu’elles sont mortes. Il faut donc chercher la cause ailleurs, en amont. En vérité, ce sont nos institutions, dans leur dérive, qui poussent à la servilité. On ne peut s’y affirmer que par le fait du prince. C’est lui qui distribue toutes les faveurs. Comment, lorsqu’on est un jeune homme ou une jeune femme politique, s’y faire entendre, se révéler, en-dehors des cercles de pouvoir, ou du premier cercle de l’opposition ? Donc, il faut abdiquer son esprit critique, apprendre à mettre ses billes sur la case d’un futur patron. Tout cela ne pousse pas à l’indépendance d’esprit.

N.O.- Votre raisonnement n’est –il pas un peu fataliste?

F.Bayrou. Je demande simplement des institutions qui poussent au caractère, à l’indépendance d’esprit, au goût de la liberté. Autrement dit, il faut un parlement, il faut pouvoir se faire élire sur ses idées et non pas sur la soumission aux gouvernants. Il faut pouvoir résister aux grandes vagues. Si l’on ne change pas les institutions, rien ne changera. Pour satisfaire le prince dont tout dépend, il y aura toujours des faibles et des opportunistes.

N.O.- Les propositions de la commission Balladur ne desserrent-elles pas le système que vous dénoncez?

F.Bayrou. – Je l’espérais et pour tout dire je le croyais. Mais en-dehors de quelques changements sur le fonctionnement du parlement, pour l’essentiel, c’est-à-dire le lien de dépendance du parlement par rapport à l’exécutif, aucun changement réel n’est proposé.

N.O.- Que pouvez-vous faire dans ce contexte?

F.Bayrou.- Il faut faire lever une génération des responsables politiques au sein d’une formation dotée d’une identité claire, d’une doctrine cohérente, d’un projet de société et d’une ambition durable. C’est cela, le but du Mouvement démocrate.

N.O.- Le Modem, c’est l’UDF en mieux?
F.Bayrou.- L’UDF ne regardait que sur sa droite et c’était son handicap. Le Modem, lui s’installe dans une position d’indépendance donc de liberté. C’est toute la différence. On le verra dès nos premiers combats qui sont municipaux. Ce ne sont pas les plus simples. Mais c’est le début d’une longue marche.

N.O.-  Rendez-vous donc à la présidentielle de 2012...
F.Bayrou. – Non, rendez-vous tout au long de ces quatre années. Bien des événements se produiront qui donneront aux esprits libres l’occasion de se faire entendre. Même si, dans le système tel qu’il est, le vrai changement passe en effet par l’élection majeure.

Propos recueillis par François Bazin
Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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Samedi 17 novembre 2007
Communique du MODEM DE MORLAIX
Reforme de la carte judiciaire

Au fond de quoi s'étonne-t-on ? La réforme de la carte judiciaire était au programme du candidat Sarkozy. Le Président Sarkozy, et sa fidèle parmi les fidèles, Rachida Dati, font ce qu'il a annoncé. Et ceci en vertu d'une légitimité quotidiennement rappelée, légitimité quasi sacrée qui rejailli sur son épouse (dispensée de commission parlementaire), ses ministres, et notamment la Garde des sceaux qui entend, sous ce couvert, mettre toute la magistrature au pas. Réforme donc. Mais grande concertation ! La même que pour les autres réformes (Sécu, les retraites, service minimum). L'autoritarisme ici n'étonne personne. Les promesses de mise en ligne des rapports des Premiers Présidents des Cour d'appel, eux qui auraient désigné les tribunaux à fermer, n'ont pas été tenues. Pas même d'explication, alors qu'explication n'est pas justification. Prenons acte. Malgré tout, quelques arguments sont avancés soit localement, soit globalement. Au plan national, la réforme entend mettre en accord la réalité du terrain avec la future collégialité de l'instruction (prévue en 2010) qui suppose trois juges d'instruction par TGI. Sachant qu'il y a un juge d'instruction par chambre, les tribunaux ayant moins de trois chambres sont susceptibles d'être supprimés ; Morlaix n'a qu'une chambre. Autre raisonnement : calquer la carte judiciaire sur la carte administrative. Un TGI par département, une Cour d'appel par Région. Comme réflexe jacobin, il faut remonter assez loin pour trouver aussi caricatural ! Enfin, les arguments massues de l'efficacité (notion mortifère de la politique, souvent accompagnée de son avatar, le pragmatisme), de la spécialisation face à la complexification du droit sont de mise pour justifier la concentration de la justice dans un seul lieu. Sur le plan local, outre qu'il n'y ait qu'une seule chambre, le TGI de Morlaix ne dispose pas de juge pour enfant. Concernant le Tribunal de commerce ? Efficacité ! Le Tribunal de Prud'homme ? Efficacité !

Ce n'est pas le fait de réformer qui est en cause, la justice nécessite, comme toute grande organisation de l'Etat, des adaptations régulières. Le problème vient de la notion même de réforme ; le mythe de l'impossibilité de réformer la France suscite un dogmatisme de la « réformite » : il faut réformer et cela ne peut qu'être dans la force, si possible de loin. De prêt, le constat s'affine. L'efficacité ? Le TGI de Morlaix a proportionnellement moins de juges que la moyenne nationale, toutefois les jugements sont rendus, en moyenne toujours, plus rapidement. Les taux de confirmation en appel des tribunaux morlaisiens (TGI, Commerce, Prud'homme) sont élevés ce qui atteste d'une bonne justice, cohérente en jurisprudence. Efficacité toujours : le Tribunal de commerce fonctionne avec 11 000€ de budget annuel. Autrement dit avec une misère. Voilà une justice qui est rendue quasi gratuitement, au nom de l'Etat, par des bénévoles. Qui plus est, cette instance est un lieu de conseil, de conciliation : combien d'entreprises, d'emplois ne sont pas aller au tapis grâce à ces interventions en amont ? Quelle est l'économie réalisée grâce à un service de proximité, qui ne peut qu'être de proximité puisque gérant bien souvent l'urgence des drames économiques ? La spécialisation ? Elle existe de fait, les juges morlaisiens se partageant les affaires en fonction des types de droits concernés. L'argument du juge pour enfants fait fi de l'usage actuel : c'est déjà une juge de Brest qui s'occupe du ressort de Morlaix. La vraie spécialisation serait de créer ce poste ici, sur un ressort où les problèmes réglés par ce juge sont spécialement nombreux. Quand au nombre de chambres, on voudra bien noter qu'il n'y a pas non plus trois chambres ni à Brest ou ni à Quimper. L'intérêt du justiciable est lui passé par pertes et profits ; on éloigne plus encore la justice du justiciable. Un seul exemple : les dossiers d'aide juridictionnelle sont à déposer au TGI. On nous répond internet. Chacun sait que les plus fragiles du tissu social ont les moyens d'être des internautes aguerris ! Faut-il aussi rappeler que le haut débit est loin d'être installé sur l'ensemble du territoire du ressort de Morlaix ? Ce sont les plus défavorisés qui se rendent le plus au tribunal. Quand au tribunal des Prud'homme, il amènera lui à se déplacer deux fois, et pour la conciliation et pour l'audience. Le Pays de Morlaix n'a pas besoin de perdre une activité symbolique de plus. Peut-être n'est-ce pas beaucoup d'emplois directs ; mais, c'est un signe de déclin, qui peut entraîner à sa suite le déménagement d'autres administrations. De plus, il suffit de regarder une carte du Finistère pour que la question de l'aménagement du territoire saute aux yeux. La réforme peut passer par une autre voie : réorganisons le parquet avec un Procureur Général à compétence départementale, des procureurs adjoints dans chaque TGI existants, et faisons un collège de l'instruction (avec les actuels postes finistériens) à compétence tout aussi départementale, sans sacrifier des lieux où toutes les autres compétences sont à disposition du justiciable. Enfin, la question du coût de cette réforme se pose : quels moyens pour regrouper les tribunaux ? Ils faut de l'espace pour agrandir l'existant, et l'espace ça coûte. Eh bien nous, à Morlaix, de la place on en a ! Une cité judiciaire devait voir le jour, une rénovation des Jacobins et des travaux ont été faits dans les actuels locaux du TI et TGI! La peinture sent encore et il faudrait fermer tous les tribunaux ? Quid du retour sur investissement ? On nous parle d'efficacité ? Demandons à la Cour des Comptes son avis ; chaque citoyen qui constate la mauvaise gestion de l'argent public peut la saisir. Nous proposons aux 145000 justiciables du ressort de Morlaix d'écrire à celle-ci à propos d'un investissement important réalisé en vain. Pourquoi ne pas demander aussi une évaluation du rapport entre le coût des tribunaux de commerce et de prud'homme, et les coûts économiques et sociaux qu'ils évitent.
Nous verrons bien où est l'efficacité.
 
Il n' est pas concevable, encore une fois, que les Morlaisiens et l' ensemble des habitants du Pays de Morlaix, soient victime de décisions nationales autoritaires et du jacobinisme de l' état Sarkozy.
 
 
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Dimanche 11 novembre 2007
François Bayrou dénonce le "ralliement" de Sarkozy à un "rêve américain" inégalitaire.
 
A l'occasion de son déplacement à Lyon ce jeudi 8 novembre pour rencontrer les candidats à la candidature du Mouvement Démocrate pour les municipales, ainsi que les adhérents locaux auxquels il va proposer de participer à une "consultation" pour choisir eux-même leur candidat à la mairie de Lyon, François Bayrou a réprouvé jeudi le "ralliement en bonne et due forme" de Nicolas Sarkozy au "rêve américain", qualifiant le "sarkozysme" de "projet inégalitaire assumé", qui rappelle selon lui des Etats-Unis basés sur "un modèle d'inégalité croissante".
"Il ne faut pas confondre l'amitié avec le peuple américain avec l'adhésion au modèle de société américain, et encore moins avec l'adhésion à la politique de l'administration Bush. Pour la France, le rapprochement avec l'administration Bush, c'est perdre une part importante de la force et de l'originalité de la diplomatie française. Ce qui est frappant, c'est que le sarkozysme est en rupture avec les fondamentaux du projet républicain français, c'est-à-dire un modèle égalitaire".
Il a défini le "sarkozysme" par "un projet inégalitaire assumé, l'alignement sur les Etats-Unis en politique étrangère, et la concentration des pouvoirs. Un jour, ce projet se trouvera en contradiction avec le pays".
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Mercredi 31 octobre 2007
François Bayrou dénonce une confusion aggravée entre exécutif et législatif dans la réforme Balladur


François Bayrou a jugé lundi que les propositions du comité Balladur sur la réforme des institutions "aggravent la confusion actuelle" entre les pouvoirs exécutif et législatif.

 

"La nouvelle cohérence institutionnelle recherchée n'a pas été trouvée", a estimé le président de l'UDF-Mouvement démocrate, interrogé par l'AFP. Alors que "la fonction présidentielle, terriblement renforcée par l'élection au suffrage universel, le quinquennat et la pratique récente, a absolument besoin d'un contrepoids", "les conclusions du comité Balladur, d'une certaine manière, aggravent la confusion actuelle" entre l'exécutif et le législatif, a-t-il estimé.
"Au lieu de faire un équilibre, le texte renforce le pouvoir des mêmes", a-t-il regretté. "Les maux de la Vè République ne sont pas corrigés, ils sont sur bien des sujets aggravés".
En organisant le premier tour des législatives le même jour que le second tour de la présidentielle, "on ne sépare pas le pouvoir législatif du pouvoir exécutif, au contraire on le soumet", a jugé le député des Pyrénées-atlantiques.

"De la même manière, le fait qu'on fasse au Parlement la charité d'avoir moins de 5% des sièges à la proportionnelle veut dire qu'il n'y a pas de proportionnelle du tout", a-t-il regretté. "On va laisser des miettes à ceux qui ne s'alignent pas sur l'exécutif".

"Troisième anomalie régressive et caricaturale", selon lui, la proposition de substituer au système de parrainages des candidatures à la présidentielle un vote de pré-sélection par un collège de 100.000 élus. "Il y aurait un vote des notables, qui classeraient les candidats, et un vote des citoyens. Je suis persuadé que les Français n'accepteront jamais ce qui serait une citoyenneté à deux étages".

Il a également critiqué la proposition de faire approuver les grandes nominations décidées par le président par une commission parlementaire, après audition du candidat pressenti, et non par le Parlement à la majorité qualifiée.
Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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Mercredi 31 octobre 2007
Jean Peyrelevade : "L'action économique de Nicolas Sarkozy n'entrainera pas d'augmentation de la croissance"
 
Dans un entretien réalisé le 29 octobre, Jean Peyrelevade, économiste et auteur du "Capitalisme total", se livre à une analyse critique de la politique économique conduite par Nicolas Sarkozy, soulignant en particulier que "la consommation augmente plus vite que la production" ce qui entretient le déficit commercial. Mais il se penche également sur les grands déséquilibres du capitalisme moderne et nous aide à comprendre les caractéristiques de ce "capitalisme financier".
Par jocelyn JONCOUR - Publié dans : Actualités
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